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 Noctule Commune (Nyctalus noctula (Schreber, 1774)

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Kipik
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MessageSujet: Noctule Commune (Nyctalus noctula (Schreber, 1774)   17/1/2010, 19:32

Nyctalus noctula (Schreber, 1774)





  • Description :
Longueur tête et corps: 60-82 mm
Longueur avant-bras: 48-58 mm
Longueur oreilles: 16-21 mm
Envergure: 320-400 mm
Poids: 17-45 g. / Poids maximum à la mi-octobre.

  • Pelage :
Pelage est globalement brun-roussâtre avec des reflets dorés, le poil et assez court et lisse, semblable à un beau velours bien soigné, la face ventrale est brune, légèrement plus claire.
Parmi les plus grandes espèces d'Europe. La Noctule Commune possède des bourrelets glandulaires blancs aux commissures intérieures des lèvres. Ses oreilles sont très larges à la base, leur sommet trapézoïdal est arrondi. Le tragus est petit, en forme de chapeau de champignon. Les ailes sont longues et fines, parfaitement adaptées au vol rapide, elles montrent une pilosité importante, en dessous de l’aile, le long de l’avant-bras. Les oreilles, le museau et le patagium sont bruns.


  • Confusions possibles :
Les plus grosses femelles peuvent être confondues avec les mâles de Grande noctule. La crinière de ces derniers, très visibles doit permettre de différencier les deux espèces.

  • Répartition :
Découverte dans des gisements du haut Pléistocène ancien en Grande-Bretagne, elle est répandue dans toute l’Europe occidentale jusqu'au 60°N. Vers l’est, elle s’étend jusqu’en Sibérie occidentale, en Chine et au Japon, très localisé en Tunisie. L’espèce est présente partout en France à l’exception de la Corse. La population de Wallonie est très mal connue. On la trouve de la plain, mais des individus solitaires ont été observés jusqu’à près de 2000 mètres.

  • Distribution :
Les colonies peu présentes en altitude, habituellement en dessous de 400m.
Écologie:
Milieux
C’est une espèce initialement forestière mais qui s’est remarquablement adaptée également à la vie urbaine, autant pour ses territoires de chasse que pour ces gîtes. L’espèce n’est pas cavernicole dans l’ouest de sa zone mais il est arrivé à des individus d’être capturé au filet à l’entrée de cavités naturelles de très grande dimension. La présence de la Noctule commune est également liée à la proximité de l’eau.


  • Territoires de chasse:
Elle exploite indistinctement une diversité de territoires qu’elle survole le plus souvent à haute altitude, massifs forestiers, prairies, étangs et vastes étendues d’eau calme, alignements d’arbres le long des canaux et des parcs et exploitation des hâlos de lumières au-dessus des villes et des villages. Les terrains de chasse favorables peuvent être utilisés par des groupes distincts provenant des différents secteurs distants de plusieurs kilomètres. Les terrains de chasse les plus favorables, les plus proches du gîte sont utilisés par les juvéniles quand il fait mauvais temps ainsi qu'au crépuscule. Elle peut faire plusieurs kilomètres pour regagner son territoire de chasse. Sur les études de radiopistage allemandes réalisées à partir des années 1980, il n'apparaît pas de différence entre les territoires de chasse des adultes et des juvéniles. Elle chasse sur un rayon de 10km autour de son gîte et peut atteindre dans des cas extrême 26km. C'est une espèce très mobile avec des territoires de chasse aux superficies variées allant de 50 ha jusqu'à un hectare pour de petits milieux riches en proies, comme un étang ou une prairie où essaiment des insectes.

  • Gîte d’été:
Tout comme en hiver, les cavités arboricoles naturelles ou creusées par les oiseaux, les nichoirs, les caissons de stores, sous le lambris des toitures et les bardages en bois ou en ardoises, les cloisons en fibrociment, derrière les murs banchés des immeubles, sous les ponts et autres ouvrages d’art. Les colonie arboricoles occupent les gîtes à des hauteurs très variables habituellement entre 5m et une vingtaine de mètres, exceptionnellement à 1m de sol. Les arbres choisis ont un diamètre supérieur à 50 centimètres. Ce sont essentiellement des arbres à feuilles caduques comme les platanes souvent plantés de manière linéaires le long de canaux ou de rivières.
En zone rurale on la trouve parfois dans les bâtiments au niveau des combles ou dans les anfractuosités des constructions Une étude allemande fait apparaître 21 nichoirs et 31 anciens trous de pics sur 51 gîtes découverts par télémétrie. Se sont essentiellement les cavités creusées par les pics épeiche (entre 76 et 85%) qui sont occupés beaucoup moins les loges de pics noirs et exceptionnellement celle des pics vert. Signalée parfois dans les allées de platanes le long des routes et très rarement dans des fissures de parois rocheuses. En ville s’installe souvent dans les alignements de vieux arbres, platanes et marronniers centenaires qui bordent les zones humides ou les rivières qui traversent les zones urbaines.


  • Migration:

C’est une espèce migratrice qui peut accomplir de très longs parcours de près de 1000 kilomètres. 4200 animaux ont été bagués et 19 ont été retrouvés à plus de 100 kilomètres de distance du lieu de baguage. Le départ des femelles de leur lieu d’hivernage s’échelonne de courant avril à mi mai, les retours à partir de la mi août et surtout en septembre, consécutivement, sur une grande partie de l’aire de répartition ouest de l’espèce, les mâles qui dominent en effectif tout l’été. Le déplacement des animaux en migration semble être rapide, une noctule commune a ainsi effectué 360 kilomètres au minimum, en quatre nuits. Et un déplacement de 250 kilomètres par nuit semble possible. Les noctules peuvent également voler de jour en migration, elles croisent le plus souvent en solitaire, à une centaine de mètres d’altitude et peuvent être repérées à la vue, parfois au milieu d’oiseaux. Le phénomène a été noté le plus souvent en octobre, surtout le matin. Des milliers de noctules communes ont baguées depuis plus de 50 ans et moins de 1% ont été retrouvés à de grandes distances. Elles ont la capacité de traverser des bras de mer comme entre la Suède et l’Allemagne. A partir d'une même colonie, la dispersion des individus décrit un axe rayonnant, et les femelles se retrouvent rapidement éloignées les unes des autres par plusieurs centaines de kilomètres. Ce phénomène assure un brassage génétique permanent des populations mais aussi une bonne pérennité à la colonie car toutes les femelles ne pourront être victime au même endroit d'un phénomène climatique hivernal. Lors de ces migrations les animaux peuvent être confrontés à des pièges multiples, surtout les éoliennes dont elles sont les premières victimes au sein des chauves-souris d’Europe. Certains ponts peuvent également se transformer en piège, ce fut le cas d’un ouvrage sur le Rhin, où deux petites pièces accessibles par d’étroites ouvertures permettaient de rejoindre un grand couloir interne. Les juvéniles inexpérimentés de Noctules communes en migration qui entraient dans l’ouvrage ne pouvaient en retrouver la sortie suite à un phénomène de brouillage de leurs émissions sonars et chaque année des centaines d’animaux se retrouvaient s’épuisaient sans retrouver la sortie du piège.

  • Biologie:
Hibernation
Les gîtes d'hibernation sont occupés de novembre à mars et la léthargie profonde des essaims n'est atteinte que par des températures inférieures à zéro. Au-dessus, des cris sociaux, très puissants sont émis par quelques individus en phase de réveil. C’est en janvier que l’on atteint les plus grands pics d’occupation. En hiver elles peuvent changer de gîte quand il est soumis à un trop fort gel et ces déplacements hivernaux peuvent se faire sur plusieurs kilomètres, plus étonnant, parfois elles restent sur place et meurent de froid.

Les arbres creux représentent leurs gîtes naturels et peuvent abriter des rassemblements hivernaux impressionnants avec un record en Bavière de 900 individus et les biologistes ont découverts trois autres arbres occupés par des groupes de 400 individus. Toutes les essences de feuillus semblent convenir : platane, chêne, fruitiers divers. Ce sont les données d'élagages ou d’abattages hivernaux, qui donnent le plus d’informations sur cette espèce. Les allemands ont ainsi pu établir des sex-ratios équilibrés des populations hibernantes avec 51,3% de femelles et 48,7% de mâles. Lors des abattages la mortalité n’est pas toujours importante mais chaque fois les animaux sont obligés de retrouver rapidement et au plus près un nouveau gîte. Huit noctules, baguée pendant une vague de froid ou les températures atteignaient -5°C, ont été retrouvées, après six semaines, dans un autre arbre creux abattu, à 2,4 kilomètres de leur lieu de capture. Cette espèce est aussi très présente dans des nichoirs, auxquels elle est bien fidèle d’une année sur l’autre. Pour cette espèce non cavernicole, la dépense d'énergie dépend des conditions climatiques hivernales, de la taille des groupes, de la qualité thermique du gîte comme du statut de chaque individu.

Elle est aussi urbaine en hiver, surtout au niveau des grands bâtiments et cette tendance est connue depuis plus d’un siècle. Elle aime les disjointements des ouvrages d’art en béton et s’insinue souvent sous les corniches des ponts ou des châteaux d’eau, parfois par centaines. Les gîtes propices ont été mesurés dans le béton, ils ont une profondeur de 45 cm, et montrent un disjointement de 3cm. Elles montrent une très nette préférence pour les derniers étages des tours au niveau des corniches, Ces gîtes modernes ne sont pas sans risques.
D’une part en cas de travaux d’entretien où les animaux peuvent être détruits ou enfermés, d’autre part ils offrent des conditions thermiques peu compatibles avec une bonne hibernation. Le béton se réchauffe rapidement, même au soleil d’hiver, et peut atteindre des températures de 28°C causant le réveil des Noctules. Le besoin de réhydratation semble être une des causes de réveils. En cas de vague de froid intense, le tamponnage thermique du béton est de nouveau très faible et les Noctules sont de nouveau tirées de léthargie, cette fois par la chute des températures. De plus l'étroitesse des corniches contraint les chauves-souris à s'installer côte à côte et non pas en essaim compact comme dans les cavités arboricoles. Le dernier questionnement sur la sûreté de ces types de gîte artificiel est lié aux chutes, le béton lisse, pourrait ne pas offrir un accrochage suffisant et les chauves-souris actives pourraient décrocher leurs voisines profondément endormies. Il arrive ainsi de découvrir des Noctules en léthargie, tombées ou blessées au pied des immeubles. Pour celles installées sous les corniches des ponts, en cas de décrochement, c’est une mort certaine dans l'eau glacée. Pour les nichoirs en béton les noctules perdent au cours d'un l'hiver près de 30% de leur masse corporelle et d’autres semblent être victime d’étouffements quand elles sont trop nombreuses et de nouveau type de gîte son à l’étude.

  • Estivage :
Elles sont présentes dans les mêmes types de gîtes qu’en hiver et reprennent leurs activités dès la mi-mars quand le temps est doux. En quelques semaines, une disparité des sexes va survenir sur l’ouest et le centre de la zone de distribution, les femelles vont en effet rejoindre leurs territoires de mise-bas, il ne restera le plus souvent que des populations de mâles et quelques rares colonies de mise-bas. En revanche à l’est et au nord est, ce sont les femelles qui vont devenir dominante. Dans les arbres creux se regroupent de petits essaims de 8 à 30 individus avec des maxima de près de 100 adultes. La moitié des arbres sont occupés par des individus solitaires. Elles colonisent toujours les corniches élevées des immeubles urbains d’où elles peuvent ramper discrètement d’une façade à une autre, tout comme les corniches de ponts, où souvent, il ne restera plus que quelques mâles.

Pendant l’été, on note des changements de gîtes arboricoles réguliers tous les deux ou trois jours en moyenne et des déplacements entre gîtes d’au maximum 5,5km. Une seconde étude de radiopistage donne des déplacements de 12 km. Rarement dans les greniers ou derrière des panneaux mal appliqués à des murs.

  • Mobilité :
Le soir, les noctules quittent leur gîte quand il fait encore clair, entre 5 à 20 minutes après le coucher du soleil et parfois même bien avant si elles sont tenaillées par la faim. On peut ainsi l’observer au soleil couchant après des périodes de mauvais temps. Si les gîtes sont nombreux, les noctules ont tendance à rester dans un même secteur. Quand elles habitent de petits massifs elles se déplacent d'un îlot forestier à un autre et les populations de différents massifs passent d’îlots en îlot, distants jusqu'à six kilomètres. Il arrive que les noctules communes envahissent des bâtiments comme le font les Pipistrelles même si le cas est beaucoup moins fréquent.


  • Technique de chasse :
Elle chasse le plus souvent entre 15 et 40 mètres d'altitude. Les animaux prospectent en altitude au dessus des prairies, des landes, des zones humides, des rivières larges à court lent et des zones urbanisées éclairées. Son vol rapide 50km/h ne lui permet pas de sélectionner les animaux qu'elle capture. Les ailes en vol, ont un battement très ample qui les amène à presque se rejoindre sous le corps de l’animal. La Noctule Commune, malgré sa grande vitesse de vol, peut effectuer des piquets impressionnants ou de fulgurants crochets pour attraper une proie. De par son type de vol, elle s'aventure rarement dans les sous-bois et reste plutôt dans les larges et hautes allées forestières ouvertes ou chasse essentiellement au-dessus de la canopée.
Les transits se font entre 200 et 500mètres. Les noctules communes chassent en groupe jusqu’à une douzaine d'individus surtout en mai quand émergent les petits coléoptères. Elles peuvent exploiter pendant une demi-heure un très petit territoire comme une prairie ou un étang si les insectes foisonnent. Des noctules ont déjà été observées en chasse forestière par temps de pluie. Les périodes chasse sont le plus souvent tri-modales, une première à la tombée de la nuit avec une centaine de minutes, suivi d'un pic d'activité en milieu de nuit d’un peu plus d’une heure, puis d'une dernière phase, plus courte de 45 mn avant le lever du soleil. Elle consomme ses proies en vol, même si elle est capable de s’envoler du sol et les noctules ont été observées s’envolant du sol, en captivité. Une observation a été faite sur un bord de route d’une noctule posée se livrant à ce qui ressemblait à du charognage.


  • Régime alimentaire :
Opportuniste et éclectique elle est exclusivement insectivore et son régime alimentaire va des micro-Diptères aux Coléoptères un facteur important pour son maintien dans des milieux dégradés. Au-dessus des forêts, elle se nourrit principalement de gros coléoptères et des papillons s'échappant de la canopée. Le régime alimentaire de quatre mâles, chassant au-dessus d’un petit étang forestier allemand a donné les résultats suivants en occurrence de taxons décroissants par crottes : Ephéméroptères, Lépidoptères, et Diptères. Les proies capturées oscillent autour de 9mm d'envergure mais en Grande-Bretagne ou les grosses proies sont régulièrement capturées.


  • Colonies de reproduction :
Essentiellement dans l’est et le sud de l’Europe, comme en Espagne, très peu de colonie de reproduction sont connues dans le centre et l’ouest de l’Europe où les mâles dominent toute l’année.
Toutefois quelques colonies de mise-bas ont été découvertes en Auvergne, Centre, Champ-Ardennes, Ile de France, Limousin et Poitou-Charentes Avec 30 à 400 individus. Les colonies de mise-bas généralement avec 20 à 50 individus, voire jusqu'à 100 femelles. Les colonies s’installent à partir de la mi-mai. Les femelles de Noctules communes peuvent être aptes à la reproduction dès leur première année, mais elles ne donneront des jumeaux que plus âgés. Les mâles à partir de deux ans. Sur une colonie de reproduction 87% des femelles peuvent être gravides Elles mettent bas le plus souvent un seul petit, parfois deux, très exceptionnellement trois. Les jumeaux peuvent être de deux mâles différents. Le pelage gris n’apparait qu'à partir de 15 jours et devient brun à 36 jours. Le vol s'amorce à la 4ème semaine. L'animal s'émancipe au bout de 7 à 8 semaines.. La présence de mâles reste exceptionnelle au sein des sites de mise-bas (2%). Une noctule commune a été observée, venant récupérer son jeune d'une quinzaine de jours, trouvé au sol, puis placé dans un carton en hauteur au même endroit après 48h. Les femelles de noctules communes sont très attachées à leur site de naissance et 95% des femelles recapturées l'ont été à moins d'un kilomètre de leur lieu de naissance dans l'Uckermark, en Allemagne. Ces groupes sont très phylopatriques à leur lieu de naissance même si les populations ne peuvent être considérées comme des sociétés au sens propre du terme.
Une libération de quatorze juvéniles nés en captivité en Allemagne et munis d’émetteurs a permis de découvrir que sept d'entre eux sont revenus au cours des deux nuits suivantes pour allaiter. Trois ont trouvés des gîtes de substitution dans leur bâtiment d'origine, et un dernier a été retrouvé dans un arbre à 1km de distance. Pour ces sept juvéniles, lors de leur première nuit de vol, les dispersions ont été de 100m pour trois individus, de 500m pour trois autres et de 1500m pour le dernier. De la seconde nuit à la cinquième, ils se sont éloignés jusqu'à 2,5 km, et de la neuvième à la douzième nuit, les déplacements ont atteints 3 kilomètres. Jusqu'à la mi-août mâles et femelles se dispersent alentours et ont les mêmes comportements exploratoires de gîtes neufs ou déjà occupés par d'autres noctules, puis, la majorité des femelles se dirigent vers le sud-ouest vers leurs gîtes d'hibernation. Les arbres et les nichoirs sont utilisés comme site d’accouplement avec des harems en moyenne de 10 femelles pour un mâle. Les corniches et les disjointements des bâtiments ne protègeraient pas les mâles de l’intrusion de concurrents potentiels, c’est l’une des raisons évoquée pour expliquer le peu d’intérêt de ce type de site pour les accouplements. Pour s'accoupler, ce dernier choisit un gîte sylvestre, d'où il chante pour attirer les femelles (il constitue des harems de 4 à 5 femelles). Au niveau génétique les populations européennes sont homogènes et il semble exister un équilibre des populations entre mâles et femelles.


  • Menaces :
Les vagues de froids exceptionnellement fortes, la gestion forestière productiviste, l'élagage en zone urbaine, l'entretien, la rénovation et destruction des bâtiments, sont avec le développement des grands programmes européens éoliens, les principales menaces qui pèsent à moyen terme sur cette espèce. Dans les immeubles elles sont souvent chassées ou emmurées vivantes derrière une couche de mousse de polyuréthane car leurs cris puissants sont souvent incompatibles avec la mitoyenneté d'une chambre.
Des cas de mortalité sont signalés suite à des accidents routiers et les cas de prédation par des chats et surtout par les rapaces nocturnes ou diurnes. Les martres doivent être responsables d’une forte mortalité sur les individus qui s’abritent dans les cavités de pic noir, c’est peut-être un des facteurs qui pourraient expliquer le peu d’attrait que semble exercer ces loges à priori confortable pour cette espèce, alors que les cavités des plus petits pics, aux entrées plus étroites, interdisent l’entrée au mustélidé. Les éoliennes représentent probablement la plus grande menace à venir pour cette espèce. Les champs éoliens se développent à travers toute l’Europe, en plein axe migratoire des femelles et même si chaque machine montre une faible incidence pour les noctule, le développement des champs pourrait compromettre la survie d’un espèce dont l’espérance de vie est l’une des plus courtes des chauves-souris d’Europe et dont les populations de femelles croiseront à l’avenir deux fois par an ces champs éoliens qui pourraient à l’avenir se transformer pour l’espèce en champ de mines.


  • Mortalité / Longévité :
C’est une espèce à courte durée de vie, et, en Bavière, malgré le nombre impressionnant de bague posée, la plus vieille noctule commune n’est âgée que de quatre ans. Dans le fort de Mezlow, dans le nord de l'Allemagne 17 années de baguage et de recaptures donnent une idée de la pyramide des âges des populations locales de femelles de noctules communes. 83 % de des femelles recapturées sont âgées de un à trois ans, 15 % ont entre 4 et 6 ans, 2% de sept à neuf ans. L'âge moyen est de 2,2 ans. Sur 30 ans et 12 000 bagues posées, seules trois femelles âgées de neuf ans ont été retrouvées. Comparée à des espèces de même taille la Noctule commune est celle ayant la plus courte espérance de vie. Le record de longévité est de 12 ans.

  • Statut :
Protégée niveau national, inscrite en annexe 4 de la Directive Habitats, considérée vulnérable sur la Liste rouge


  • Actions menées :
Protection Dans certaines régions de l'Europe, il est procédé au marquage des arbres gîtes pour en assurer la conservation sur le long terme.

  • Études :
La pose de nichoirs artificiels ne semble pas avoir d'effet ni positif, ni négatif sur l'espèce mais ils aident indubitablement pour réaliser des études et des suivis. (pour plus d'info voir ici : Chauve-souris cherche un lieu pour dormir !? Ou vais-je dormir ?!

  • Invasion :
Comme dans le pont sur le Rhin d’autres espèces de chauves-souris peuvent provoquer des invasions. C’est le cas des pipistrelles de Kuhl à Padou, en Italie ou plusieurs dizaines sont mortes de faim sans retrouver la sortie du bâtiment envahi. La même chose s’est produite avec des Pipistrelles commune dans un hôpital allemand et avec des centaines de noctules communes piégées dans des conduits de ventilation d’un bâtiment de Vienne, en Autriche. Il semble que ce soit les cris sociaux émis par des individus en « essaimage » qui attirent d’autres chauves-souris de passage. Le phénomène est connu également dans les conduits de ventilation des immeubles ou des maisons où l’on peut trouver plusieurs espèces prisonnières du même piège.




  • Extrait du livre de: Laurent Arthur & Michelle Lemaire

Photo de ma Noctule commune handicapée.


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Noctule Commune (Nyctalus noctula (Schreber, 1774)
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